Facteurs de risque présumé et facteurs de résilience chez les membres de la Gendarmerie royale du Canada, au fil des années
La sensibilité à l’anxiété, la peur d’une évaluation négative, la sensibilité aux maladies et aux blessures, l’intolérance face à l’incertitude, et l’anxiété liée à la douleur s’avèrent tous des facteurs de risque pour des problèmes de santé mentale. Par contre, la résilience peut protéger contre le développement de problèmes de santé mentale. Les membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) présentent davantage de problèmes de santé mentale que la population générale. Pourtant, avant d’entreprendre leur service, ils obtiennent des scores plus faibles sur tous ces facteurs de risque, ainsi que des scores plus élevés en résilience, que les jeunes adultes de la population générale. Afin d’expliquer ces données contradictoires, nous avons conçu la présente étude dans le but d’évaluer les changements aux facteurs de risque et aux facteurs de résilience au cours des trois premières années de service actif. Nous avons évalué les résultats en tenant compte des changements avec le temps (c.-à-d., au cours des années de service) et nous les avons comparés aux résultats standards des jeunes adultes de la population générale. Les résultats actuels indiquent que les membres de la GRC font face à un risque plus élevé de développer des problèmes de santé mentale après trois années de service, plutôt qu’à la fin du PFC. Ils continuent toutefois de faire face à un risque relativement plus faible que les jeunes adultes de la population générale. De plus, les résultats montrent que le fait de servir pourrait causer des blessures.
Pourquoi avoir effectué cette étude ?
La sensibilité à l’anxiété, la peur d’une évaluation négative, la sensibilité aux maladies et aux blessures, l’intolérance face à l’incertitude, et l’anxiété liée à la douleur s’avèrent tous des facteurs de risque pour des problèmes de santé mentale. La résilience peut, par contre, protéger contre le développement de problèmes de santé mentale.
Les membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) présentent davantage de problèmes de santé mentale que la population générale. Pourtant, ils obtiennent des scores plus faibles sur tous ces facteurs de risque présumé, ainsi que des scores plus élevés en résilience, que les jeunes adultes de la population générale. Afin d’expliquer ces données contradictoires, nous avons conçu la présente étude dans le but d’évaluer les changements aux facteurs de risque et de résilience au cours des trois premières années de service actif.
Qu’est-ce que l’étude a accompli?
Les membres actifs de la GRC qui ont participé à l’étude de la GRC durant leur PFC ont répondu à des sondages d’autoévaluation en ligne. Ces sondages comprenaient des questions portant sur les caractéristiques sociodémographiques. Ils comprenaient également des indicateurs de la sensibilité à l’anxiété, de la peur d’une évaluation négative, et de la sensibilité aux maladies et aux blessures, l’intolérance face à l’incertitude, l’anxiété liée à la douleur et la résilience. Les participants ont répondu à ce sondage après la première, la deuxième et la troisième année de leur service. Nous avons évalué les résultats en tenant compte des changements avec le temps (c.-à-d., au cours des années de service) et nous les avons comparés aux résultats de jeunes adultes types de la population générale.
Qu’a-t-on découvert?
Selon les résultats actuels, les scores d’intolérance à l’incertitude, d’anxiété liée à la douleur et de l’état de colère ont augmenté au fil du temps. Autrement dit, les scores étaient plus élevés après trois ans de service que ceux mesurés à la fin du PFC. Cependant, les membres de la GRC ont obtenu des scores plus faibles pour tous les facteurs de risque et des scores plus élevés pour la résilience que les jeunes adultes de la population générale.
Quelles mesures prendre maintenant?
Celle-ci représente la première évaluation des changements aux scores sur le risque et la résilience chez la GRC sur une période de plusieurs années de service. Les résultats indiquent que les membres de la GRC font face à un risque plus élevé de développer des problèmes de santé mentale après trois années de service, qu’après avoir complété le PFC. Ils continuent toutefois de faire face à un risque relativement plus faible comparativement aux jeunes adultes de la population générale. Les résultats suggèrent que nous devons effectuer davantage de recherches afin d’expliquer la prévalence relativement élevée de problèmes de santé mentale au sein des membres actifs de la GRC, peut-être en enquêtant sur la façon dont ces facteurs de risque et de résilience interagissent avec les facteurs de stress professionnel, comme l’exposition à des événements potentiellement traumatisants sur le plan psychologique. De plus, les résultats montrent que le fait de servir pourrait causer des blessures.
Étude d'Origine
Khoury, J. M. B., Teckchandani, T. A., Maguire, K. Q., Flegel, K. P., Nisbet, J., Stewart, S. H., Krätzig, G. P., Afifi, T. O., Sauer-Zavala, S., & Carleton, R. N. (2026). Putative risk and resilience factors over time among Royal Canadian Mounted Police. Mental Health & Prevention, 42, 200514. https://doi.org/10.1016/j.mhp.2026.200514
