Santé mentale des cadets de la GRC après avoir terminé le programme de formation des cadets

  • Programme de formation des cadets, Santé mentale
  • À la fin de la formation de la GRC
  • 2024

Le nombre élevé de membres actifs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) souffrant de troubles de santé mentale n’est pas attribuable à un dépistage inefficace de la santé mentale des cadets ou à la nature potentiellement nocive des programmes de formation policière, comme on le pense souvent. Par contre, la recherche actuelle suggère que les membres actifs de la GRC obtiennent un résultat positif de trouble de santé mentale en raison de blessures de santé mentale liées au service, entraînées par l’exposition à des événements potentiellement traumatisants sur le plan psychologique. Cette étude en cours vise à estimer l’état de santé mentale des cadets de la GRC avant leur déploiement. Avant leur déploiement, on a constaté que la proportion de cadets présentant un ou plusieurs troubles de santé mentale, évalués soit par les symptômes auto-déclarés (7,3 %) soit par une entrevue clinique (4,1 %), était inférieure à la prévalence diagnostique dans la population générale (10,1 %). Il n’y avait pas de différences significatives en fonction du sexe ou du genre. Les cadets ont présenté un meilleur état de santé mentale en comparaison aux évaluations préformation, et meilleur que celui d’autres membres de la GRC. L’amélioration des symptômes de troubles de santé mentale chez les membres actifs du PSP, ou les militaires, contredit des croyances bien établies selon lesquelles ces troubles seraient causés par des faiblesses inhérentes ou des blessures de santé mentale préexistantes, chez des personnes qui auraient dû être exclues du service de façon préventive. De plus, les résultats contredisent les hypothèses récentes voulant que la formation de police soit nuisible aux cadets.

Pourquoi avoir effectué cette étude?

Le nombre élevé de membres actifs de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) souffrant de troubles de santé mentale n’est pas attribuable à un dépistage inefficace de la santé mentale des cadets ou à la nature potentiellement nocive des programmes de formation policière, comme on le pense souvent. Par contre, la recherche actuelle suggère que les membres actifs de la GRC obtiennent un résultat positif de trouble de santé mentale en raison de blessures de santé mentale liées au service, entraînées par l’exposition à des événements potentiellement traumatisants sur le plan psychologique.

Qu’est-ce que l’étude a accompli?

Cette recherche s’appuie sur les données de la plus vaste étude de la GRC sur dix ans, dans le cadre du Plan national sur le trouble de stress post-traumatique (TSPT). Les participants étaient des cadets de la GRC (n=449) ayant terminé leur formation initiale de 26 semaines, et des sondages en ligne ainsi que des entrevues cliniques ont permis d’évaluer les symptômes actuels ou passés de trouble de santé mentale. Cette étude en cours vise à estimer l’état de santé mentale des cadets de la GRC avant leur déploiement.

Qu’a-t-on découvert?

Avant leur déploiement, on a constaté que la proportion de cadets présentant un ou plusieurs troubles de santé mentale, évalués soit par les symptômes auto-déclarés (7,3 %) soit par une entrevue clinique (4,1 %), était inférieure à la prévalence diagnostique dans la population générale (10,1 %). Il n’y avait pas de différences significatives en fonction du sexe ou du genre. Les cadets ont présenté un meilleur état de santé mentale en comparaison aux évaluations préformation, et meilleur que celui d’autres membres de la GRC. Les résultats suggèrent que :

  1. L’état de santé mentale des cadets s’est amélioré durant le PFC, au moins en partie grâce à leur participation à l’étude de la GRC ;
  2. Les enjeux de santé mentale rapportés par les membres actifs de la GRC sont probablement causés par les expériences liées au service, et les expositions à des événements traumatisants sur le plan psychologique sur le terrain ;
  3. L’amélioration des symptômes de troubles de santé mentale chez les membres actifs du PSP, ou les militaires, contredit des croyances bien établies selon lesquelles ces troubles seraient causés par des faiblesses inhérentes ou des blessures de santé mentale préexistantes, chez des personnes qui auraient dû être exclues du service de façon préventive. De plus, les résultats contredisent les hypothèses récentes voulant que la formation de police soit nuisible aux cadets.

Étude d'Origine

Carleton, R. N., Teckchandani, T. A., Sauer-Zavala, S., Maguire, K. Q., Fletcher, A. J., Jamshidi, L., Stewart, S. H., Afifi, T. O., Lix, L. M., Nisbet, J., Andrews, K. L., Shields, R. E., Kratzig, G. P., Neary, J. P., Keane, T. M., Brunet, A., Jones, N. A., Sareen, J., & Asmundson, G. J. G. (2024). Mental Health of Royal Canadian Mounted Police Cadets Completing Training. Journal of Police and Criminal Psychology. https://doi.org/10.1007/s11896-024-09715-5


La formulation originale de cette étude a été modifiée et abrégée pour le présent sommaire de recherche.