Santé mentale de la GRC après la première année de service
Les membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sont régulièrement exposés à des événements potentiellement traumatisants (ÉPTP), qui incluent l’exposition directe (p. ex., je l’ai vécu) ou indirecte (p. ex., cela fait partie de mon emploi) à la mort ou à des menaces de mort, à des blessures graves, ou à la violence sexuelle. Des études ont associé les expositions à des ÉPTP et à d’autres facteurs de stress professionnel à plusieurs blessures de stress post-traumatique (BSPT). Elles incluent le trouble de stress post-traumatique (TSPT), le trouble d’anxiété généralisée (TAG), le trouble d’anxiété sociale (TAS), le trouble panique (TP), le trouble de l’usage de l’alcool (TUA) et le trouble dépressif caractérisé (TDC). Jusqu’à maintenant, aucune étude n’a exclusivement examiné les changements de la santé mentale chez les cadets de la GRC après leur première année de service policier. Selon les données de l’Étude longitudinale de la GRC sur le TSPT récemment publiées, après leur première année de service, les membres de la GRC ont rapporté des symptômes plus sévères (tous ds=,09 à ,53, tous ps<,05) et des résultats positifs (tous Zs= ,05 à 3,32, tous ps<,001) de TSPT, TDC, et de TAS, comparativement à avant le déploiement. De plus, 15,0 % des participants de l’échantillon actuel ont obtenu un résultat positif pour un ou plus d’un trouble de santé mentale probable, après la première année de service, comparativement à 7,2 % avant le déploiement. Les résultats actuels renforcent la notion voulant que la prévalence des BSPT parmi les membres expérimentés de la GRC soit liée aux expériences du service, plutôt qu’aux échecs de dépistage des recrues ayant des problèmes de santé mentale préexistants. Les résultats actuels suggèrent également que les problèmes de santé mentale pourraient se développer aussi tôt que durant la première année de service, et que tous les membres de la GRC ont besoin de stratégies fondées sur des données probantes afin de protéger leur santé mentale.
Pourquoi avoir effectué cette étude ?
Les membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sont régulièrement exposés à des événements potentiellement traumatisants (ÉPTP). Ces évènements incluent l’exposition directe (p. ex., je l’ai vécu) ou indirecte (p. ex., cela fait partie de mon emploi) à la mort ou à des menaces de mort, à des blessures graves, ou à la violence sexuelle. Des chercheurs ont lié les expositions à des ÉPTP et à d’autres facteurs de stress professionnel à plusieurs blessures de stress post-traumatique (BSPT), telles que le trouble de stress post-traumatique (TSPT), le trouble d’anxiété généralisée (TAG), le trouble d’anxiété sociale (TAS), le trouble panique (TP), le trouble de l’usage de l’alcool (TUA) et le trouble dépressif caractérisé (TDC). Jusqu’à maintenant, aucune étude n’a exclusivement examiné les changements de la santé mentale chez les cadets de la GRC après la formation et leur première année de service policier. Identifier de tels changements à la santé mentale pourrait aider à réduire la stigmatisation, encourager le débat pour des interventions et des outils tôt et continuellement, et informer les améliorations itératives pour des soutiens en santé mentale.
Qu’est-ce que l’étude a accompli ?
Cette étude s’appuie sur les données des participants à la plus vaste Étude longitudinale de la GRC sur le TSPT sur dix ans, dans le cadre du Plan national sur le TSPT. Les participants étaient membres de la GRC (n=181 ; 72,8 % d’hommes) terminant leur première année de service. Les évaluations incluaient : des sondages en ligne et des entrevues cliniques évaluant les symptômes actuels de troubles de santé mentale après la première année de service.
Qu’a-t-on découvert ?
Après leur première année de service, les membres de la GRC ont rapporté des symptômes plus sévères (tous ds=,09 à ,53, tous ps<.05) et des résultats positifs (tous Zs=,05 à 3,32, tous ps<,001) de TSPT, TDC, et de TAS, comparativement à avant le déploiement. De plus, 15,0 % des participants de l’échantillon actuel ont obtenu un résultat positif pour un ou plus d’un trouble de santé mentale probable, après la première année de service, comparativement à 7,2 % avant le déploiement.
Les résultats actuels renforcent la notion selon laquelle la prévalence des BSPT parmi les membres expérimentés de la GRC est liée aux expériences du service, plutôt qu’aux échecs de dépistage des recrues ayant des problèmes de santé mentale préexistants. Les résultats actuels démontrent également que les problèmes de santé mentale pourraient se développer aussi tôt que durant la première année de service. Les résultats actuels soulignent le besoin de soutien fondé sur des données probantes et sur des évaluations longitudinales. Ce soutien est nécessaire tout au long du cycle de vie du service en maintien de l’ordre, à partir de la formation initiale jusqu’après la retraite. Ils fournissent aussi des données empiriques pour soutenir le développement et le déploiement continus dans les organisations de stratégies d’atténuation des BSPT pour tous les membres de la GRC.
Étude d'Origine
Carleton, R. N., Andrews, K. L., Teckchandani, T. A., Khoury, J. M. B., Shields, R. E., Maguire, K. Q., Afifi, T. O., Nisbet, J., Fletcher, A. J., Sauer-Zavala, S., Stewart, S. H., Lix, L. M., Kirby, K. M., Krätzig, G. P., Neary, J. P., Keane, T. M., Brunet, A., Jones, N. A., Sareen, J., & Asmundson, G. J. G. (2025). Mental health of Royal Canadian Mounted Police after the first year of service. Police Practice and Research, 0(0), 1–30. https://doi.org/10.1080/15614263.2025.2566733
